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RDC : Bahati Lukwebo contraint de quitter le Sénat sous pression, la majorité évoque un départ « digne » et tente d’éteindre l’incendie

Coup de théâtre au sommet des institutions congolaises. Modeste Bahati Lukwebo a été contraint de quitter son poste de deuxième vice-président du Sénat, à la suite d’une pétition portée par plusieurs parlementaires, révélant des tensions profondes au sein de la majorité au pouvoir.

Dans un communiqué officiel, l’Union sacrée de la nation (USN), plateforme politique proche du président Félix Tshisekedi, a salué une décision qualifiée de « responsable » et « courageuse ».

Le document, signé par son secrétaire permanent André Mbata, insiste sur le caractère « digne » de ce retrait, intervenu dans un contexte de fortes contestations, y compris au sein de son propre regroupement politique, l’AFDC-A.

Malgré ce départ sous pression, la majorité présidentielle s’emploie à rassurer sur l’essentiel , Modeste Bahati Lukwebo reste un acteur clé de l’Union sacrée et conserve son alignement politique derrière le chef de l’État.

Dans la foulée, la coalition a annoncé qu’elle désignera prochainement un nouveau candidat pour occuper le poste désormais vacant au bureau du Sénat.

En toile de fond, cette démission intervient après une séquence politique tendue.

Début mars, l’ancien président du Sénat s’était publiquement opposé à toute initiative de révision constitutionnelle, estimant que les véritables défis du pays résident avant tout dans l’application rigoureuse des lois existantes.

Toutefois, selon le sénateur Kabongo, à l’origine de la pétition, cette prise de position ne serait pas la cause directe de la fronde.

Il évoque plutôt des griefs liés à la gestion interne et à l’exercice des responsabilités au sein du bureau du Sénat, pointant du doigt un malaise plus profond.
Entre communication officielle et réalités politiques, cet épisode met en lumière les fragilités persistantes au sein de la majorité. Alors que l’Union sacrée tente d’éteindre l’incendie, cette démission apparaît comme le symptôme d’un équilibre politique de plus en plus délicat.

Une chose est sûre, derrière ce départ, les luttes d’influence au sommet de l’État continuent de se jouer en coulisses, et pourraient encore rebattre les cartes dans les semaines à venir.

✍🏽 Par Joël T.

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