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Lualaba : scandale social à répétition, les travailleurs d’ANTW abandonnés à leur sort, résiliation du contrat reliant ANTW et KIMIN exigée

Un nouveau dossier explosif secoue le secteur minier dans la province du Lualaba.

L’entreprise de sous-traitance ANTW est aujourd’hui au cœur d’accusations graves de violations des droits des travailleurs, sur fond de non-paiement de salaires et de conditions de travail jugées inacceptables.

Selon plusieurs sources concordantes issues de la société civile, le responsable de cette entreprise, Armel Nganzi, est pointé du doigt pour une gestion jugée brutale et inhumaine.

Plus d’une vingtaine d’agents seraient privés de leur salaire depuis près de six mois, une situation qui plonge des familles entières dans une précarité extrême.

« On travaille, mais on ne vit plus », confie un employé sous couvert d’anonymat.

Au-delà des arriérés de salaire, les témoignages recueillis font état d’un climat de peur au sein de l’entreprise.

Des travailleurs dénoncent des intimidations, voire des menaces directes, dès qu’ils osent réclamer leur dû.

Une stratégie de pression qui, selon ces mêmes sources, vise à réduire toute contestation au silence.
Pendant ce temps, les responsabilités s’entrechoquent.

Car, d’après les informations disponibles, ANTW continue de percevoir des paiements réguliers de la société minière Kinsafu Mining (KIMIN), pour laquelle elle opère en sous-traitance.

Une contradiction qui soulève une question centrale : où passe l’argent destiné aux travailleurs ?

Contacté pour donner sa version des faits, Armel Nganzi a refusé de s’exprimer, alimentant davantage les soupçons et l’indignation.

Ce silence est perçu par certains observateurs comme un aveu implicite face à la gravité des accusations.
Face à cette situation jugée intolérable, la société civile de défense des droits des citoyens indignés monte au créneau.

Elle exige la résiliation immédiate du contrat liant ANTW à KIMIN, ainsi que le paiement intégral des six mois d’arriérés de salaire.

Elle dénonce également une politique d’embauche discriminatoire, accusant l’entreprise de marginaliser les populations locales au profit de travailleurs venus d’ailleurs.

Ce dossier met une fois de plus en lumière les dérives persistantes dans la sous-traitance minière au Lualaba, où l’absence de contrôle rigoureux ouvre la voie à des abus graves.

Pour les travailleurs d’ANTW, l’heure n’est plus aux promesses, mais à la justice.

✍🏽 Par Par Jean-Claude Mukenga

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