Le gouvernement provincial a enfin réagi par rapport à l’ultimatum de 48 heures donné par les enseignants pris en charge par le projet PAAF et à leur menace de renvoyer les élèves filles prises en charge dans ce projet dans la province du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo.
Le ministre provincial ayant l’Éducation dans ses attributions, Gérard Mundeke, sort du silence d’un ton ferme, tout en confirmant qu’aucun chef d’établissement n’est autorisé à renvoyer les élèves filles prises en charge dans ce projet, et que quiconque oserait le faire trouvera l’État sur son chemin.
« J’étais en réunion avec Madame la Directrice provinciale ce jour, qui du reste était également en réunion avec les parties prenantes. Toutes les mesures sont en train d’être prises pour donner solution aux demandes des chefs d’établissements. Aucun chef d’établissement n’est autorisé à renvoyer les élèves filles. Quiconque ose saboter le projet du Chef de l’État sera sévèrement sanctionné selon la rigueur de la loi », a-t-il précisé.
Pour le ministre provincial Gérard Mundeke, le projet PAAF n’est pas un projet du gouvernement provincial, mais plutôt du gouvernement central, tout en appelant les enseignants et les chefs d’établissements au calme.
« Tout comme la gratuité de l’enseignement prônée par le Chef de l’État congolais dans le cycle primaire, c’est la même grâce donnée aux filles kasaïennes à travers ce projet. Saboter ce projet pour réclamer encore de l’argent aux parents constitue un manquement grave aux actions du Chef de l’État. Et c’est punissable », a-t-il insisté.
Signalons que, dans plusieurs écoles, les élèves passent des journées entières sans encadrement pédagogique, livrés à eux-mêmes dans des salles de classe parfois surchargées.
Cette situation inquiète également les parents, qui craignent pour l’avenir scolaire de leurs enfants à l’approche des échéances importantes, notamment les épreuves certificatives.
Face à cette crise, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités éducatives, notamment le ministère de l’Éducation nationale et les partenaires techniques du projet, à intervenir en urgence afin de rétablir la situation et garantir le droit à une éducation de qualité pour tous.
En attendant, ce sont les élèves qui paient le prix fort de cette défaillance, avec un risque réel de baisse du niveau scolaire dans la région.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



