Un nouveau drame sécuritaire a bouleversé la ville de Kinshasa. Timothée Muya, père de famille âgé de 40 ans, a été sauvagement assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi par des hommes armés qui lui ont tiré dessus avant de s’emparer de sa moto, dans la commune de Kasa-Vubu.
Le crime s’est produit vers 23 heures sur l’avenue Sandowa, au croisement des avenues Birmanie. Selon plusieurs témoignages, la victime a été atteinte de trois balles tirées par ses agresseurs avant que ces derniers ne prennent la fuite avec sa moto.
Grièvement blessé, Timothée Muya a d’abord été conduit à l’hôpital du Camp Kokolo, où, d’après ses proches, il n’aurait pas été pris en charge, l’administration estimant que son cas ne relevait pas de leur compétence. Il a ensuite été transféré aux Cliniques universitaires, où il a finalement succombé à ses blessures.
Marié et père de trois enfants, dont un nourrisson de moins d’une semaine, Timothée Muya était décrit par son entourage comme un homme calme, respectueux des valeurs religieuses et membre actif des Témoins de Jéhovah.
Sa mort tragique a provoqué une vive émotion dans son quartier et ravivé les inquiétudes autour de l’insécurité grandissante dans la capitale congolaise, où les cas de braquages et d’assassinats deviennent de plus en plus fréquents.
« C’est une tragédie qui frappe à plein nez les citoyens. Il est urgent de renforcer la sécurité et de protéger les familles », a réagi un habitant de la commune.
Ce drame relance également les interrogations sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires dans la capitale ainsi que sur la prise en charge des victimes d’attaques armées dans certaines structures sanitaires.
Pendant ce temps, la famille de Timothée Muya pleure la disparition brutale d’un époux et père présenté comme travailleur et profondément attaché à sa famille.
✍🏽 Par Chevalier Mukanzu



