La crise humanitaire continue de prendre une ampleur alarmante à . Pour la troisième nuit consécutive, des centaines de familles victimes de la démolition de leurs habitations au site communément appelé Golf ISTM passent la nuit devant l’Assemblée provinciale du , dans l’espoir désespéré d’obtenir une solution urgente des autorités provinciales.
Hommes, femmes, personnes âgées et enfants vivent désormais à la belle étoile, exposés au froid, à la pluie, aux intempéries ainsi qu’à de graves risques sanitaires et humanitaires. Sur place, les sinistrés improvisent des cuisines de fortune, préparent et prennent leurs repas devant le bâtiment de l’Assemblée provinciale, faute d’abri ou d’endroit où se réfugier.
Le spectacle devient de plus en plus bouleversant. Entre matelas étalés à même le sol, ustensiles de cuisine exposés en plein air et enfants dormant sous des bâches de fortune, plusieurs familles affirment avoir été brutalement abandonnées à leur sort.
Selon plusieurs victimes rencontrées sur le lieu, leurs maisons ont été détruites sans qu’aucune indemnisation ni mesure d’accompagnement ne leur soit accordée. Pourtant, soutiennent-elles, plusieurs occupants disposent bel et bien des documents attestant leur occupation des parcelles concernées.
« Nous ne savons plus où aller avec nos enfants. Nos maisons ont été détruites et personne ne nous a proposé une solution. Nous allons rester ici jusqu’à ce que le gouvernement provincial nous trouve un endroit où vivre », déclare une mère de famille visiblement épuisée et en larmes.
La situation devient particulièrement préoccupante pour les enfants, les nourrissons et les personnes vulnérables. En cette période marquée par le changement de saison, plusieurs familles redoutent déjà l’apparition de maladies liées au froid, à l’humidité, à la pluie et à l’absence totale de conditions sanitaires adéquates.
Des témoins sur place indiquent que des nourrissons et de jeunes enfants passent désormais leurs nuits à même le sol, dans des conditions qualifiées d’inhumaines et extrêmement préoccupantes par plusieurs observateurs.
Pendant ce temps, le silence des autorités provinciales commence à alimenter davantage l’indignation. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a encore été faite concernant une éventuelle prise en charge, une relocalisation ou des mesures d’assistance humanitaire en faveur de ces familles sinistrées.
Face à cette absence de réponse, les victimes maintiennent leur sit-in devant l’Assemblée provinciale du Lualaba et promettent de ne pas quitter les lieux tant qu’une solution concrète ne leur sera pas proposée.
Elles réclament justice, indemnisation ainsi qu’une intervention humanitaire urgente afin d’éviter que cette crise ne se transforme en véritable catastrophe sociale et sanitaire.
✍🏽 Par Jean-Claude Mukenga



