Le débat autour de la réforme constitutionnelle continue d’enflammer la scène politique congolaise. Cette fois, c’est la Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN), dirigée par Evariste Ejiba Yamapia, qui monte au front en annonçant une vaste marche pacifique nationale prévue le 5 juin prochain à Kinshasa ainsi que dans plusieurs provinces du pays.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 18 mai, la plateforme citoyenne, dont Jonas Tshiombela assure le porte-parolat, affirme soutenir le processus de révision constitutionnelle actuellement au centre des discussions politiques en République démocratique du Congo.
La coalition estime que toute réforme des institutions doit être guidée par « la volonté souveraine du peuple congolais » et non par des calculs politiques ou des intérêts particuliers.
À travers cette mobilisation annoncée, la CCN entend peser dans le débat national sur l’avenir de la Constitution, à un moment où plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile affichent une opposition ferme à toute modification de la loi fondamentale.
Contrairement aux mouvements hostiles au projet, la coalition d’Ejiba Yamapia adopte une posture favorable à l’ouverture d’un dialogue national inclusif afin de permettre aux Congolais de débattre librement des réformes institutionnelles.
Selon les organisateurs, cette marche se veut avant tout « citoyenne, patriotique et démocratique ». La CCN appelle ainsi à une forte mobilisation des forces vives du pays, notamment les partis politiques, les mouvements citoyens, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, les syndicats, les artistes et la diaspora congolaise.
Pour les initiateurs, cette démonstration populaire vise à défendre le droit du peuple congolais à participer pleinement aux grandes orientations institutionnelles du pays dans le respect des principes démocratiques.
Cette annonce intervient dans un climat politique particulièrement tendu, où la question de la révision constitutionnelle divise profondément la classe politique congolaise et alimente les débats dans les états-majors politiques comme dans l’opinion publique.
Le rendez-vous du 5 juin s’annonce ainsi comme un nouveau test politique et populaire autour d’un dossier devenu hautement sensible en RDC.
✍🏽 Par Joël T.



