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Kasaï : en pleine activité publique, le maire de Tshikapa déchire la Constitution, choc institutionnel et suspension immédiate à l’Assemblée provinciale

Un vent de polémique souffle sur la ville de Tshikapa depuis ce lundi 29 juin 2026. En pleine matinée administrative, le maire de la ville, Faustin Lumu Luabu, cadre de l’UDPS, a publiquement déchiré une copie de la Constitution de la RDC de 2006 devant des agents de l’administration et quelques militants du parti au pouvoir.

Dans la foulée de ce geste spectaculaire, l’autorité urbaine aurait déclaré que « Tshikapa n’est plus d’accord avec cette Constitution », exprimant ainsi un soutien assumé à sa révision, dans une scène à forte portée politique et symbolique.

Si l’acte a immédiatement choqué une partie de l’opinion, sa portée juridique reste sujette à interprétation.
En droit congolais, la destruction d’un exemplaire matériel de la Constitution n’est pas, en soi, constitutive d’une infraction pénale spécifique. Toutefois, l’analyse des faits peut évoluer selon le contexte, notamment si des propos ou comportements associés étaient susceptibles de troubler l’ordre public ou d’encourager des violations des institutions.

Au-delà du droit, c’est surtout la dimension institutionnelle qui est au cœur des critiques. En tant qu’autorité publique, le maire est tenu à un devoir d’exemplarité et de réserve, même lorsqu’il exprime une position politique sur la réforme constitutionnelle. La Constitution congolaise prévoit d’ailleurs elle-même des mécanismes formels de révision, encadrés par des procédures strictes.

Dans la soirée, l’Assemblée provinciale du Kasaï a réagi en votant la suspension immédiate du maire de Tshikapa, lors d’une plénière tenue à la suite de l’incident. Une décision qui marque un tournant dans une affaire désormais au cœur de l’actualité politique locale.

L’épisode, largement commenté, relance le débat sur les limites de l’expression politique des autorités administratives et sur la frontière entre engagement partisan et respect des institutions de la République.

✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda

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