À Tshipuki, situé à Musonoie dans la province du Lualaba, les journées commencent souvent avant le lever du soleil. Dans les carrières artisanales, les creuseurs descendent chaque matin avec l’espoir de trouver de quoi nourrir leurs familles, survivre aux réalités économiques et construire un avenir meilleur. Derrière cette activité intense, faite de sacrifices, de risques et de courage, certains hommes marquent les communautés non seulement par leurs fonctions, mais surtout par leur manière de servir les autres.
Parmi ces figures qui ont profondément marqué le site minier de Tshipuki, plusieurs habitants citent aujourd’hui Bardol Ndumba, ancien responsable de la coopérative minière Maadini ya Maendeleo, dont le passage continue de susciter respect et reconnaissance au sein des populations locales.
Durant plusieurs années, Bardol Ndumba s’est illustré par une approche centrée sur l’encadrement des exploitants artisanaux, la stabilité du site et la préservation du climat social autour des activités minières. Dans une zone souvent confrontée aux tensions liées à l’exploitation artisanale, il a progressivement instauré une dynamique basée sur le dialogue, l’écoute et la proximité avec les creuseurs.
Sous sa coordination, Maadini ya Maendeleo s’est imposée comme l’une des coopératives artisanales les plus organisées du Lualaba. À plusieurs reprises, la coopérative a été plébiscitée parmi les cinq meilleures structures minières artisanales de la province, une reconnaissance qui traduit les efforts fournis dans l’encadrement des exploitants artisanaux et la gestion des activités sur le site.
Cette évolution positive a été saluée par plusieurs acteurs du secteur minier ainsi que par les autorités provinciales. La Gouverneure du Lualaba, , encourage régulièrement les coopératives minières engagées dans une exploitation artisanale responsable, structurée et tournée vers la stabilité sociale.
Mais au-delà des résultats organisationnels, plusieurs habitants de Tshipuki retiennent surtout le rôle joué par Bardol Ndumba dans la sécurisation des activités artisanales.
Dans les carrières minières artisanales, les risques d’éboulements demeurent l’une des plus grandes préoccupations des exploitants. Conscient de cette réalité, Bardol Ndumba a travaillé en étroite collaboration avec les services habilités afin de renforcer les mécanismes de prévention et de surveillance sur certaines zones sensibles du site.
Grâce à cette vigilance permanente, plusieurs creuseurs reconnaissent aujourd’hui que la sécurité est progressivement devenue une priorité au sein des activités artisanales de Tshipuki. Cette approche a permis d’instaurer davantage de prudence dans les travaux miniers et de limiter plusieurs situations à risque dans les carrières.
Son engagement auprès des jeunes exploitants artisanaux est également l’un des aspects les plus souvent évoqués par les communautés locales. Dans une province où de nombreux jeunes se tournent vers les mines artisanales faute d’opportunités professionnelles, Bardol Ndumba a privilégié l’encadrement, la sensibilisation et le maintien d’un climat de discipline sur le site.
Plusieurs jeunes affirment avoir trouvé auprès de lui un responsable accessible, attentif aux difficultés sociales et soucieux d’éviter les tensions inutiles autour des activités minières.
Par ailleurs, plusieurs habitants saluent également son implication dans l’accompagnement du processus de collaboration avec la société CMT, propriétaire du site minier de Tshipuki. Dans cette dynamique, Bardol Ndumba a soutenu les démarches visant à favoriser une exploitation plus organisée et conforme aux exigences légales du secteur minier.
C’est notamment dans le cadre des réformes engagées avec CMT que les creuseurs artisanaux ont été progressivement structurés en blocs de travail afin de faciliter l’encadrement des activités, la coordination des équipes et la gestion des zones d’exploitation. Cette organisation a contribué à améliorer la stabilité du site et à réduire plusieurs tensions liées à l’occupation des carrières.
Au-delà du secteur minier, Bardol Ndumba a également marqué les esprits par plusieurs actions sociales menées en faveur des populations locales. À Tshipuki, la réhabilitation d’un centre de santé figure parmi les initiatives les plus citées par les habitants.
Dans une zone confrontée à un manque important d’infrastructures sanitaires, cette intervention a permis d’améliorer les conditions de prise en charge médicale des familles vivant autour du site minier. Plusieurs habitants considèrent aujourd’hui cette action comme l’un des gestes les plus significatifs posés en faveur de la communauté locale.
Ce qui touche davantage plusieurs familles, c’est le fait que cette initiative ne relevait pas directement de ses responsabilités minières. Pourtant, Bardol Ndumba a choisi d’agir, convaincu que le développement communautaire doit accompagner toute activité d’exploitation des ressources naturelles.
À Tshipuki, son nom reste également associé au vivre-ensemble et à la recherche permanente de solutions pacifiques dans les moments de tensions. Plusieurs creuseurs artisanaux reconnaissent que son approche fondée sur le dialogue a permis de préserver la cohésion sociale dans une zone où les intérêts miniers provoquent souvent des divisions profondes.
Aujourd’hui encore, dans plusieurs coins de Tshipuki, des jeunes, des familles et des exploitants artisanaux parlent de Bardol Ndumba comme d’un homme de terrain, profondément attaché à la population locale et soucieux de préserver la dignité des creuseurs artisanaux.
Dans le Lualaba, où l’exploitation artisanale reste au cœur de la vie économique de nombreuses familles, son passage à la tête de Maadini ya Maendeleo laisse l’image d’un responsable qui aura choisi de privilégier l’humain, la stabilité sociale et l’encadrement des communautés avant toute autre considération.
Et dans les carrières de Tshipuki, plusieurs estiment aujourd’hui que certaines traces ne disparaissent jamais… surtout lorsqu’elles ont été laissées dans le cœur des hommes.
✍🏽 Par la Rédaction



