La société civile de Nsumbula, dans le secteur de l’Entre-Kasaï-Loangatshimo, territoire de Mweka, tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des barrières et postes de contrôle érigés illégalement sur les principaux axes routiers de cette partie de la province du Kasaï. Elle appelle le gouvernement provincial à intervenir sans délai afin de mettre un terme aux tracasseries qui paralysent les activités socio-économiques.
Par la voix de son président, Evariste Daouda Kujimiji, la société civile sollicite une mission conjointe du ministre provincial de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité, Peter Tshisuaka, ainsi que du ministre provincial des Transports. Selon lui, cette descente sur le terrain permettra de procéder au démantèlement des nombreux postes de contrôle installés en violation de la réglementation.
Les axes concernés sont notamment Kamonya–Mudiadia, siège du secteur de l’Entre-Kasaï-Loangatshimo, Kalala Kanyama–Kabuakala, dans les groupements Bakua Mfuya, Kamba-Kambinda et Shamupelete, Kajilu–Kola Muoyo ainsi que Kamabanji–Shakayanda, dans les groupements Mutetela et Dambi. D’après la société civile, ces itinéraires sont devenus le théâtre de multiples tracasseries administratives et de perceptions illégales qui pénalisent quotidiennement les voyageurs, les commerçants et les transporteurs.
« La population est étranglée par ces barrières illégales », déplore Evariste Daouda Kujimiji. Il estime que la libre circulation des personnes et des biens est gravement compromise, tandis que les coûts de transport ne cessent d’augmenter sous l’effet des paiements exigés à chaque poste de contrôle.
Le président de la société civile invite particulièrement le ministre provincial Peter Tshisuaka à faire preuve de la même détermination que lors des opérations menées dans le secteur de Bakua Nyambi et à Kamako, où plusieurs barrières illégales avaient été démantelées à la suite de l’intervention des autorités provinciales.
À travers cette démarche, la population de Nsumbula espère une réaction rapide du gouvernement provincial afin de rétablir l’autorité de l’État, garantir la libre circulation des personnes et des biens et mettre définitivement fin aux pratiques illégales qui, selon la société civile, freinent le développement économique et aggravent les difficultés des habitants de cette partie du territoire de Mweka.
En attendant une réponse des autorités provinciales, la société civile appelle les services compétents à prendre leurs responsabilités afin de restaurer l’ordre et de soulager une population qui dit ne plus supporter ces tracasseries à répétition.
✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda



