Depuis l’arrivée de Jean-Pierre Abraham Babisha à la tête de la province éducationnelle Kasaï 2, de nombreuses interrogations persistent quant à la gestion des fonds perçus auprès des candidats aux examens certificatifs.
Chaque année, dans le cadre de la clé de répartition des frais de participation au TENASOSP et à l’Examen d’État, chaque candidat verse notamment 2 000 FC destinés à l’appui au fonctionnement de la province éducationnelle, ainsi que 1 000 FC censés financer la construction du siège administratif de la province éducationnelle Kasaï 2.
Quatre ans après le début de cette gestion, plusieurs questions restent sans réponse : combien de candidats ont effectivement contribué à ces frais ? Quel montant total a été mobilisé durant cette période ? Et surtout, qu’est devenu cet argent ?
À ce jour, aucun siège administratif n’a été construit, alors que cette contribution continue d’être exigée des candidats chaque année.
Ces préoccupations figurent d’ailleurs parmi les principaux griefs soulevés dans l’interpellation initiée à l’Assemblée provinciale du Kasaï par le député provincial Jean-Pierre Kabengele Matshiumba contre le PROVED Jean-Pierre Abraham Babisha. Toutefois, cette initiative de contrôle parlementaire n’a, jusqu’à présent, débouché sur aucune conclusion publique, alimentant davantage les interrogations de l’opinion.
Pendant ce temps, d’autres services du secteur éducatif affichent des résultats concrets. L’Inspection principale provinciale a déjà construit son siège à Mweka, tandis que la DINACOPE a procédé à la pose de la première pierre de son futur bâtiment, dont les travaux devraient démarrer prochainement.
Face à cette situation, plusieurs acteurs du secteur de l’éducation et de la société civile réclament un audit transparent de la gestion des ressources issues de la clé de répartition. Ils exigent la publication des montants réellement perçus, leur affectation ainsi que les réalisations financées grâce à ces contributions versées par les candidats.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



