Le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï a organisé, ce mardi 21 juillet 2026, un grand débat consacré au thème : « La réforme constitutionnelle, levier d’une gouvernance participative des jeunes ». Cette rencontre a réuni les principales forces vives de la province autour d’un sujet qui continue d’alimenter les discussions sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Organisée dans la salle des plénières, l’activité a été ouverte par le président provincial de la jeunesse du Kasaï, Marcel Muenyi, avant la lecture du mot de la ministre provinciale de la Jeunesse, Alphonsine Bundu Lusanga. Leaders d’opinion, représentants des étudiants, membres de la société civile, responsables des confessions religieuses, acteurs politiques de la majorité comme de l’opposition ont pris part à ces échanges.
Intervenant au nom de la majorité, le rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kasaï, Joseph Kalombo, également doctorant, a soutenu que la Constitution actuelle mérite d’être révisée afin de répondre aux nouveaux défis auxquels le pays est confronté. Pour illustrer son argumentaire, il a évoqué plusieurs révisions constitutionnelles françaises, notamment celle du 25 juin 1992, qui a intégré les dispositions relatives à la Communauté européenne et à l’Union européenne, ainsi que celle du 1er mars 2005, ayant introduit la Charte de l’environnement dans la Constitution française. Selon lui, de nombreux États adaptent régulièrement leurs Constitutions pour répondre aux réalités de leur époque, y compris les pays africains engagés dans le processus d’intégration continentale.
Face à cette position, le coordonnateur provincial du parti ENVOL, porte-parole de l’opposition au Kasaï et secrétaire exécutif provincial de la coalition Article 64, Me Fabien Poki, a défendu une lecture différente. À ses yeux, le véritable enjeu n’est pas de modifier le texte constitutionnel, mais de garantir le respect de ses principes fondamentaux. Il a insisté sur la nécessité de privilégier le constitutionnalisme, c’est-à-dire la protection effective de la Constitution et des institutions qui en assurent le respect.
Les organisateurs ont expliqué que cette initiative vise à permettre aux jeunes de s’approprier les grands débats nationaux. Ils estiment que la jeunesse ne doit plus être simple spectatrice des décisions qui engagent l’avenir du pays.
« Nous ne pouvons pas être ceux qui subissent les conséquences des décisions des autres. Les jeunes doivent participer aux choix qui déterminent l’avenir et le développement de notre pays », ont souligné les organisateurs.
À travers cette activité, le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï entend encourager une participation active des jeunes aux discussions sur les réformes institutionnelles et renforcer leur implication dans la gouvernance de la République.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



