Le gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Une séance de travail a réuni le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, et le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel-Roger Kamba, afin de finaliser les derniers aspects techniques et administratifs de cette réforme sociale.
Cette rencontre s’inscrit dans le processus de préparation du lancement effectif de l’AMO, considéré par les autorités comme un pilier du renforcement de la protection sociale en République démocratique du Congo.
À l’issue des échanges, le ministre de la Santé a annoncé l’organisation prochaine d’une concertation avec les partenaires sociaux. Cette étape permettra d’examiner et de valider les modalités pratiques de mise en œuvre de la réforme, tout en favorisant l’adhésion des employeurs, des travailleurs et des autres parties prenantes.
Le gouvernement estime que ce dialogue est indispensable pour garantir une application harmonieuse de l’Assurance Maladie Obligatoire sur l’ensemble du territoire national.
Selon les modalités retenues, le financement de l’AMO reposera sur une cotisation partagée entre l’État et les agents publics. L’État, en sa qualité d’employeur, prendra en charge 2 % de la cotisation, tandis que l’employé contribuera à hauteur de 0,5 %.
À travers cette réforme, l’exécutif entend améliorer l’accès de la population à des soins de santé de qualité, réduire les dépenses supportées directement par les ménages et renforcer durablement le système national de protection sociale.
✍🏽 Par Timothée Kayembe



