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Ilebo : la société civile accuse des agents du projet PAAF de présumés cas de harcèlement sexuel et réclame une enquête

De sérieuses allégations visent la mise en œuvre du Projet PAAF dans le territoire d’Ilebo. Dans un communiqué transmis à notre rédaction, des représentants de la société civile locale dénoncent de présumés cas de violences basées sur le genre (VBG), de harcèlement sexuel et d’irrégularités dans la gestion du projet exécuté par l’ONG ACHDI.

Selon les signataires, le recrutement du personnel constitue l’une des premières sources de mécontentement. Ils affirment que plusieurs agents, notamment des identificateurs et superviseurs, auraient été recrutés à Tshikapa, Kinshasa et Kananga, au détriment des compétences locales.

Au-delà de cette question, la société civile évoque l’existence de pratiques qu’elle qualifie de « mafieuses » dans la gestion du projet, sans toutefois produire, à ce stade, d’éléments de preuve à l’appui de ces allégations.

Le communiqué met surtout en cause de présumés faits de harcèlement sexuel dont auraient été victimes certaines femmes recrutées dans le cadre du projet, principalement celles originaires de Tshikapa et de Kinshasa.

«Nous sommes au mois de juillet, les violences continuent, surtout contre les femmes de Tshikapa et de Kinshasa, de la part de leurs supérieurs. On les maintient en leur promettant des avenants », peut-on lire dans le document.

La société civile cite notamment le nom de Jérôme Mbimbi Samba, présenté comme superviseur de l’ONG ACHDI, qu’elle accuse d’être impliqué dans ces faits présumés. Le communiqué affirme également que parmi les victimes présumées figureraient des femmes mariées ainsi que des responsables d’organisations nationales.

À ce stade, notre rédaction n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante ces accusations ni d’obtenir la réaction de l’ONG ACHDI ou de la personne mise en cause. La présomption d’innocence demeure pleinement applicable.

Face à cette situation, les auteurs du communiqué demandent au PAAF et à ses partenaires de prendre des mesures urgentes, notamment le remplacement de l’équipe concernée et l’ouverture d’investigations afin de faire toute la lumière sur les faits dénoncés.

La dénonciation, formulée sous couvert d’anonymat, est adressée aux autorités humanitaires ainsi qu’aux acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Kasaï.

Contacté par téléphone, un cadre du PAAF à Kinshasa a indiqué que « toute dénonciation sera traitée avec la plus grande attention conformément aux mécanismes de gestion des plaintes ».

En attendant d’éventuelles conclusions d’une enquête, la société civile d’Ilebo appelle à des mesures conservatoires destinées à garantir la sécurité des personnes concernées et à préserver l’intégrité du projet.

✍🏽 Par La rédaction

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