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Crise dans l’Est de la RDC : Macron privilégie le dialogue avec Kigali plutôt que les sanctions

Le président français Emmanuel Macron a exprimé ses réserves sur l’efficacité des sanctions américaines visant le Rwanda dans le cadre de la crise sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo. Pour le dirigeant français, une multiplication des mesures punitives contre Kigali risquerait davantage de compliquer les efforts diplomatiques en cours que de favoriser une solution durable au conflit.

S’exprimant en marge du sommet Africa Forward organisé à Nairobi, Emmanuel Macron a accordé une interview à plusieurs médias internationaux, dont France 24 et RFI.

Interrogé sur les sanctions récemment imposées par Washington à des responsables militaires rwandais ainsi qu’aux Forces de défense rwandaises, le chef de l’État français a indiqué que Paris ne considérait pas cette option comme la plus efficace pour encourager une coopération régionale.

Le président français a également reconnu que l’accord de paix conclu sous médiation américaine en décembre dernier n’avait pas permis de rétablir totalement la stabilité dans l’est de la RDC. Selon lui, malgré les engagements pris par les différentes parties, la situation sécuritaire reste particulièrement préoccupante sur le terrain.

Pour la France, la priorité doit être accordée au dialogue politique entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, avec l’implication d’autres États de la région, notamment l’Ouganda.

Emmanuel Macron estime qu’une approche multilatérale permettrait non seulement de clarifier les responsabilités des différents acteurs impliqués dans le conflit, mais aussi d’aborder les enjeux économiques liés à l’exploitation des ressources naturelles dans l’est congolais.

Le président français a par ailleurs réaffirmé le soutien de Paris aux initiatives diplomatiques régionales ainsi qu’aux mécanismes de médiation déjà engagés afin de favoriser une désescalade durable des tensions.

Ces déclarations interviennent plusieurs semaines après la décision des États-Unis de sanctionner plusieurs hauts responsables rwandais, parmi lesquels Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi et Vincent Nyakarundi.

Les mesures prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) prévoient notamment le gel de leurs avoirs relevant de la juridiction américaine ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des citoyens ou entreprises des États-Unis.

✍🏽 Par Joël T.

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