La situation sécuritaire continue de se dégrader dans le territoire de Dekese, en province du Kasaï. Face à cette crise, le président de la société civile, force vive de Dekese, Degaul Benkanda Pembe, dénonce la montée de l’insécurité, l’affaiblissement de l’autorité de l’État et l’absence des élus du peuple sur le terrain.
Selon lui, des affrontements ont opposé, hier, les membres de la DCM de Bazin Mpembe à ceux du BPEC d’Adrien Bokele. Des violences qui, affirme-t-il, se sont déroulées sous le regard impuissant des autorités locales.
« Ces affrontements traduisent la perte progressive de l’autorité de l’État dans le territoire de Dekese », a-t-il déclaré.
Au-delà de cette situation sécuritaire, Degaul Benkanda Pembe fustige également l’absence de contact entre les députés et leurs électeurs.
« Depuis 2023, aucune vacance parlementaire n’a été organisée à Dekese, alors que certains sont devenus députés sans que des élections ne se tiennent dans le territoire », a-t-il dénoncé.
Pour le président de la société civile, cette réalité soulève de sérieuses interrogations sur la représentativité des élus et leur capacité à défendre les intérêts de la population.
Il dresse, par ailleurs, un constat alarmant : insécurité persistante, déficit criant en infrastructures de base et pauvreté généralisée.
« À ce jour, aucun projet gouvernemental d’envergure n’a eu un impact visible sur le développement de Dekese. L’absence d’investissements publics renforce le sentiment d’abandon ressenti par la population », a-t-il regretté.
Face à cette situation, Degaul Benkanda Pembe appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir sans délai. Il plaide pour le rétablissement de l’autorité de l’État, le renforcement de la sécurité, la relance des investissements publics et une représentation démocratique plus proche des réalités locales.
« Il est urgent que Dekese retrouve la paix, la stabilité et les bases d’un développement durable », a-t-il conclu.
✍🏽 ParSadam Kapanda Wa Kapanda



